Repères grands-parents

Senior Couple in ArmLes Papys et les Mamies sont là pour créer des repères, leur apprendre des choses, fabriquer des souvenirs. De nos jours, il convient juste de revisiter un peu la façon de faire et de tricoter les mailles de cette fonction, pour ne pas ressembler à de vieux radoteurs.

Après avoir développé les premiers conseils en matière de goût et de malbouffe, voici quelques autres recommandations.

Les bonnes manières.

Cette expression ne semble plus faire partie du vocabulaire courant, depuis longtemps reléguée dans un lointain passé, lorsque les petites filles faisaient la révérence tandis que les garçons ôtaient leur casquette pour dire bonjour, au revoir et merci. Il faut croire que nous en étions « à l’âge de pierre »

Il vous faudra donc vous livrer à un apprentissage en douceur, car vous les avez connues de votre vivant. Ces valeurs constituent les règles de vie en famille ou société sauf, évidemment, si les prochaines générations sont destinées à n’avoir comme interlocuteur, que des écrans froids d’ordinateurs, qui engloutiront leur vie dans le néant du monde virtuel. Espérons que nous n’en sommes pas là, enfin pas tout de suite !

Commençons peut-être par la bonne tenue à table. Serait-ce une utopie de vouloir leur inculquer celle-ci, alors que l’humanité entière est en train de s’acheminer vers des repas devant une TV, exclusivement composés de fast-fooding dans des boîtes en carton recyclable. A la décharge des petits-enfants, il faut aussi avouer que leurs parents étaient devenus les rois du plateau télé et qu’ils étaient nés en même temps que les pizzas livrées à domicile et que de devoir manger à table était une perte de temps, sauf s’il s’agit d’aller chez des « potes »  ou chez les parents.

Attendez-vous à une mission éprouvante, celle de familiariser vos petits-enfants à ce drôle de meuble, une table entourée de chaises, de l’y asseoir confortablement sur ses deux fesses et lui apprendre à manger avec de véritables couverts plutôt qu’avec ses doigts. Ce repas familial souvent scandé de cette phrase mythique à l’intention de l’un ou l’autre de vos petits-enfants : Tiens-toi bien s’il te plait.

Cette phrase n’étant qu’un pâle aperçu des autres injonctions, telles : ne pose pas tes coudes sur la table, tiens-toi droit, ne te vautre pas sur ton assiette, monte ta fourchette jusqu’à ta bouche, demande la permission de te lever de table etc.

Trouvez également des astuces pour la préparation d’un repas, apprenez-leur à décorer des gâteaux pour Halloween :

http://www.bing.com/videos/search?q=Petits-enfants+%C3%A0+table&qs=n&form=QBLH&scope=video&pq=petits-enfants+%C3%A0+table&sc=0-15&sp=-1&sk=&ghc=1&cvid=af8ab25bcdcf40599c304fee828dd146#view=detail&mid=198FDC15FDEC9C661C0A198FDC15FDEC9C661C0A

Viendrait ensuite la politesse en sachant bien que vos enfants, donc leurs parents y attacheraient moins d’importance que vous-mêmes, sauf pour les incontournables : Merci, bonjour, s’il te plait, au revoir. Ils sont souvent perméables à les voir grimper sur le divan avec des chaussures crottées, se mettre les doigts dans le nez, marmonner des gros mots, hausser les épaules quand on leur parle, enfin tous ces comportements d’enfant mal élevé que les grandes personnes détestent.

Il vous faudra vous retrousser les manches et vous mettre au travail, sachant d’emblée que vous ne parviendrez jamais à en faire des petits-enfants modèles. Tant mieux, d’ailleurs, il n’y a rien de plus antipathique que ces petits singes savants et maniérés, trop polis pour être honnêtes et que l’on finit par avoir envie de baffer.

Il vous faudra leur expliquer calmement qu’il ne faut pas faire ceci ou cela avec ses amis ou devant des grandes personnes, leur expliquer pourquoi. Sauf en cas d’impolitesse intolérable, considérez leurs excès comme les signes d’une personnalité à canaliser et non pas à devoir réprimer ni à sermonner constamment. L’essentiel n’est pas qu’il déplaise à vos voisins mais que son épanouissement passe par des comportements sociaux qui n’ont qu’une seule véritable limite : Le respect des autres.

Ce sera votre bon exemple qui influera sur son comportement. Soyez vous-mêmes « bien élevés » avec lui, avec les autres, attentionnés, apaisants, créez une atmosphère harmonieuse et rassurante, et vous constaterez par vous-même que vos petits-enfants adouciront leurs comportements, à votre contact, et lisseront les aspérités de leurs jeunes personnalités.

Soyez un exemple pour eux.

L’entrée en résidence pour personnes âgées

Résidence pour personnes âgées Laval
Résidence pour personnes âgées Laval

Rentrer dans une résidence pour personnes âgées, comme aussi bien en maison de retraite est un cap psychologique à franchir.

C’est en quelque sorte « un déménagement très particulier ». Pourquoi si particulier ?

Parce que ce déménagement emmène la personne dans ce qui sera probablement sa dernière demeure, et un jour ou l’autre, quel que soit son état, elle en prendra conscience.

Cette réalité a de quoi inquiéter. Cet « emménagement » très souvent craint, arrive de plus en plus tard. Vingt-cinq ans auparavant, l’âge moyen d’entrée se situait aux alentours des 80,2 ans. De nos jours, il se situe vers 85,06 ans, avec, comme toujours, une majorité de femmes.

Le futur résident se trouve alors confronté à de multiples questions. De quelles ressources psychologiques dispose-t-il pour s’adapter à la vie en institution ? Au préalable, une visite des chambres, des espaces communautaires est souhaitable. Autant d’informations décisives pour la suite du processus. Ce moment nécessite beaucoup d’attention de la part de tous, et de ce temps de préparation, est malheureusement trop souvent précipité.

Car très souvent, l’épuisement et la fatigue de l’entourage de la personne sont si intenses qu’on en oublie « le sujet » principal et le désir même de la personne âgée. Ce moment de la vie est essentiel à « bien travailler » et il est opportun d’avoir un « espace neutre » pour simplement en parler, en évaluer la nécessité.

Plus qu’une simple discussion sur les aspects pratiques, cela permet d’aborder des questions plus délicates. Par exemple : cette personne âgée a-t-elle connu un deuil récemment ? Devra-t-elle se séparer de son animal familier ? Autant de questions qui s’ajoutant à toutes les séparations qu’elle a dû traverser dans son existence, lui sont pénibles à envisager.

Plus que jamais, ceux qui sacrifieront un peu de leur temps avec la personne âgée, favorisera l’échange. En investissant, par exemple, la décoration de la future chambre avant l’entrée effective. Le but est que le futur résident se sente un peu chez lui, il aura choisi sa décoration, ses bibelots, il se sentira chez lui. C’est possible.

Peut-on échapper à tant d’ambivalence ?

On peut certainement atténuer ces bouleversements émotionnels en anticipant « ce tournant de la vie ». Deux ou trois ans avant l’échéance, il faut se poser les bonnes questions. Lorsque j’aurai atteint l’âge limite, celui de l’inexorable dépendance, à laquelle je dois me préparer, où ai-je envie de vivre ?

Il ne faut surtout pas être victime de ce que certains psychologues appellent « le syndrome de l’agenda » S’efforcer de remplir compulsivement toutes les cases, deux ou trois ans auparavant, pour éviter de penser à cette nouvelle étape de la vie.

Pour conclure ce moment de la vie auquel nous serons tous confrontés, un jour ou l’autre, faisons en sorte qu’il soit mûrement pensé et bien préparé.