L’entrée en résidence pour personnes âgées

Résidence pour personnes âgées Laval
Résidence pour personnes âgées Laval

Rentrer dans une résidence pour personnes âgées, comme aussi bien en maison de retraite est un cap psychologique à franchir.

C’est en quelque sorte « un déménagement très particulier ». Pourquoi si particulier ?

Parce que ce déménagement emmène la personne dans ce qui sera probablement sa dernière demeure, et un jour ou l’autre, quel que soit son état, elle en prendra conscience.

Cette réalité a de quoi inquiéter. Cet « emménagement » très souvent craint, arrive de plus en plus tard. Vingt-cinq ans auparavant, l’âge moyen d’entrée se situait aux alentours des 80,2 ans. De nos jours, il se situe vers 85,06 ans, avec, comme toujours, une majorité de femmes.

Le futur résident se trouve alors confronté à de multiples questions. De quelles ressources psychologiques dispose-t-il pour s’adapter à la vie en institution ? Au préalable, une visite des chambres, des espaces communautaires est souhaitable. Autant d’informations décisives pour la suite du processus. Ce moment nécessite beaucoup d’attention de la part de tous, et de ce temps de préparation, est malheureusement trop souvent précipité.

Car très souvent, l’épuisement et la fatigue de l’entourage de la personne sont si intenses qu’on en oublie « le sujet » principal et le désir même de la personne âgée. Ce moment de la vie est essentiel à « bien travailler » et il est opportun d’avoir un « espace neutre » pour simplement en parler, en évaluer la nécessité.

Plus qu’une simple discussion sur les aspects pratiques, cela permet d’aborder des questions plus délicates. Par exemple : cette personne âgée a-t-elle connu un deuil récemment ? Devra-t-elle se séparer de son animal familier ? Autant de questions qui s’ajoutant à toutes les séparations qu’elle a dû traverser dans son existence, lui sont pénibles à envisager.

Plus que jamais, ceux qui sacrifieront un peu de leur temps avec la personne âgée, favorisera l’échange. En investissant, par exemple, la décoration de la future chambre avant l’entrée effective. Le but est que le futur résident se sente un peu chez lui, il aura choisi sa décoration, ses bibelots, il se sentira chez lui. C’est possible.

Peut-on échapper à tant d’ambivalence ?

On peut certainement atténuer ces bouleversements émotionnels en anticipant « ce tournant de la vie ». Deux ou trois ans avant l’échéance, il faut se poser les bonnes questions. Lorsque j’aurai atteint l’âge limite, celui de l’inexorable dépendance, à laquelle je dois me préparer, où ai-je envie de vivre ?

Il ne faut surtout pas être victime de ce que certains psychologues appellent « le syndrome de l’agenda » S’efforcer de remplir compulsivement toutes les cases, deux ou trois ans auparavant, pour éviter de penser à cette nouvelle étape de la vie.

Pour conclure ce moment de la vie auquel nous serons tous confrontés, un jour ou l’autre, faisons en sorte qu’il soit mûrement pensé et bien préparé.

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